« Rencontres culturelles de Kotèba de Massantola » : valoriser le Kotèba

L’édition numéro 2 des Rencontres culturelles de Kotèba de Massantola ( RECKOMA), dont la cérémonie d’ouverture s’est tenue ce vendredi 06 mai 2022, à Massantola, en présence d’hommes et de femmes de la culture ainsi que des autorités de la localité, se poursuit jusqu’au 09 mai 2022.

Ces rencontres, dont l’intérêt est centré sur le « Kotèba », une forme théâtrale propre au Mali, pratiquée par le passé, annuellement après les récoltes, et basée sur des spectacles improvisés pour traiter de sujets de société, sont une occasion de renouer avec l’histoire du Bèlèdougou, du Mali.

Avec pour thème de cette deuxième édition  » Le Kotèba, une école Bamanan », l’initiative est de Mahamane Diarra, ressortissant de Massantola et enseignant à l’Institut national des arts (INA) de Bamako.

Pour l’occasion, des élèves de l’Institut national des arts et du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako ainsi que bon nombre de leurs professeurs ont effectué le déplacement.

Le coup d’envoi de ces rencontres à d’ailleurs été marqué par l’hymne national du Mali, joué par deux élèves à travers des instruments à percussion très utilisés lors des cérémonies au Mali : le Balafon ( une sorte de xylophone ouest africain) et le Doundounba (gros tambour).

À travers « Les rencontres culturelles de Kotèba de Massantola », l’objectif est de valoriser cette riche école du Mali d’hier qu’est le Kotèba, qui a toujours été facteur de paix et de cohésion sociale mais aussi de développement », a expliqué Mahamane Diarra, lors de la cérémonie d’ouverture.

Un grand nombre de troupes culturelles venues des localités environnantes sont également sur place pour des prestations basées sur le Kotèba mais également sur le Tièbilénkè et le N’goussounbala qui sont d’autres formes d’expression culturelle que le Bèlèdougou a su conserver, malgré l’élan de la modernité qui ne cesse de menacer l’identité culturelle de beaucoup de zones dont les richesses culturelles sont inestimables.

Cette deuxième édition de ces rencontres culturelles de Kotèba de Massantola est parrainée par Adama Traoré, président de la compagnie Acte Sept. Lors de son allocution, il a tenu à remercier le Directeur pour l’initiative et a insisté sur l’importance de promouvoir et sauvegarder nos valeurs culturelles, notamment à travers ce genre d’initiative.

Au programme de cette édition, des conférences débats, des spectacles de chants, de danses, de théâtres ainsi que des visites guidées sur des sites touristiques.

La cantatrice Mariam Bagayoko, qui a accepté d’accompagner ces rencontres en tant que marraine, a donné une prestation captivante lors de la cérémonie d’ouverture.

Inclus dans la zone culturelle et historique du Bèlèdougou, la localité de Massantola, à l’instar de ses voisines que sont les villes de Kati, Koulikoro, Banamba et Kolokani, pour ne citer que celles-ci, appartenant à la même zone, est très riche de son histoire culturelle. C’est un lieu qui porte en mémoire des personnages historiques qui, grâce à leur attachement aux valeurs ancestrales, ont tenu tête à l’administration coloniale. L’un d’entre eux, dont le nom continue de resonner comme un glas, est Koumi Diossé.

Boubacar Traoré, ressortissant de Kolokani présent à la cérémonie ne cache pas son émotion : « Ce genre d’initiative me font tellement plaisir. C’est une occasion pour les plus jeunes de découvrir nos richesses culturelles qui, malheureusement sont en train de s’effriter à cause de la modernité. Bravo aux organisateurs », a-t-il conclu.

Issouf Koné

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