Cinéma : « Dimanche à Bamako », une série malienne bientôt sur la chaine A+

La maison de production Banko Prod, a présenté ce jeudi 11 août 2022, en avant-première au Cinéma Babemba, sa nouvelle série intitulée « Dimanche à Bamako », qui sera bientôt diffusée sur la chaine A+.

Loin de toute la sensation que procure le hit Beaux dimanches, du couple de chanteurs maliens Amadou et Mariam, la nouvelle série intitulée Dimanche à Bamako nous plonge dans un dimanche trépidant au rythme de l’amour dans la capitale malienne. La série de 52 épisodes (26 minutes chacune), est coréalisée par Alou Dembélé, Salimata Tapily et Seydou Sangaré et produite par Bonko production avec le soutien de Canal+.

L’avant-première de la série a été donnée en entrée libre et en fanfare ce jeudi 11 août au Cinéma Magic en présence de plusieurs personnalités, notamment le chef de cabinet du ministère de la Culture de l’Artisanat de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Yamoussa Fané, du directeur du Centre cinématographie du Mali (CNCM) Fousseyni Maïga ainsi que du producteur, des réalisateurs et de plusieurs acteurs de la série.

L’amour et le mariage

Avec comme fil conducteur le mariage de trois jeunes filles en robe de mariée qui se retrouvent en catimini et par pure coïncidence chez un marabout, afin de trouver une solution à leur problème, la série Dimanche à Bamako offre une trame trépidante et révélatrice du caractère funeste des relations amoureuses dans la société malienne.    

Entre spiritualité et tradition, l’amour se vit différemment, parfois atrocement, dans Dimanche à Bamako. L’amour est beau, quand on voit Mamadou Fall et Penda roucouler ; il est laid quand le responsable de la grossesse d’Alice refuse de s’assumer et pour sauver l’honneur et la dignité de la famille, la mère de cette dernière arrange son mariage avec Etienne, le pasteur de leur église. Et enfin, l’amour est cruel quand Alou l’immigré, séduit la française Louise, et qu’une fois au Mali, elle découvre une toute autre facette de son amoureux. Mais toujours est-il que le suspense sur les problèmes qui ont conduit ces jeunes dames chez le marabout reste prolongé au-delà des deux premiers épisodes.

La spiritualité

En plus de l’amour et le mariage, le thème de la spiritualité occupe une place centrale dans les deux épisodes présentés. Elle s’illustre à travers le marabout, le ‘’docoeur’’, entendez par là l’influent marabout qui  »répare les cœurs brisés ». Cette pratique reste moins anodine à Bamako où les marabouts sont considérés comme étant des personnes ayant la solution à tous les problèmes, notamment chez les femmes. Et par les temps qui courent, le motif récurent des femmes chez ces marabouts est « avoir un mari ».  

De la qualité

L’une des forces de la série, au-delà de son intrigue et la qualité de l’image et du son, réside dans son découpage technique maitrisé et son casting intergénérationnel pointu. Les réalisateurs n’ont pas lésiné sur les plans pour le plaisir des téléspectateurs. Les différents plans : larges, d’ensemble, fixes, zoom … permettent une présentation saisissante des personnages et leur environnement. Aussi, ils se servent des flashbacks pour maintenir le téléspectateur sur le fil du scenario.    

Coté casting, les réalisateurs ont mis le paquet en triant sur volet aboutissant ainsi à un mélange intergénérationnel. Du moins, c’est ce qu’on voit dans les deux premiers épisodes. Des jeunes talents bien connus de la scène du 7e art malien, comme Boubacar Sidiki Wattara, Nafissatou Traoré, Ismaël N’Diaye, Jeanne Diama, Nabib Doumbia, Inaïssa Touré sont soutenus par des expérimentées comme Diarra Sanogo alias Bougougnéré et Lala Brabo « Fiman ». Toutefois, bien d’autres talents sont révélés dans la série.

Rendez-vous donc le 5 septembre 2022 pour le début de la diffusion sur la chaine A+.

Youssouf Koné

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