Festival Ag’na :  cinquième édition – pari gagné !

Espace de rencontre, de formation, de découverte, de promotion de jeunes talents et de mise en avant d’initiatives locales et internationales, l’édition 2024 du festival Ag’na, adoptée par la ville de Koulikoro depuis quelques années, vient de s’achever. Cette cinquième édition s’est tenue dans un contexte particulier tout en gardant son identité : faire la promotion de la musique et du cinéma malien et africain.  

Festival Ag’na :  cinquième édition – pari gagné ! Photo Ag’na

Au programme de cette année, des projections de films dans les écoles et sur le site du festival, une foire offrant des produits de toute sorte (artisanales, agricoles…), une formation en écriture de scénario et réalisation à l’endroit de 11 jeunes avec des grands noms du cinéma africain : le réalisateur Moussa Sène Absa du Sénégal, le scénariste Guy Désiré Yaméogo et son confrère Ousmane Boundaoné du Burkina Faso. Les festivaliers ont aussi eu droit à des panels dont l’un sur la question du partenariat et du financement dans le secteur de la culture, animé par le cinéaste Cheick Oumar Sissoko, avec des participants venus du Mali et du Burkina Faso : Alioune Ifra Ndiaye du Complexe culturel Blonba, le producteur Ousmane Boundaoné du Burkina, le critique d’art Chab Touré et Adama Traoré d’acte 7.

Balade sur le fleuve, tours en quad et en chameaux, soirée de conte sous les tentes et concerts géants avec les nouveaux artistes mais également des anciens comme Amadou et Mariam et Néba Solo, le festival Ag’na, une semaine durant, a permis au Maliens et amis du Mali de se retrouver à nouveau sur l’île déserte de Koulikoro pour célébrer la paix et le vivre ensemble. Cette année, la communauté peule était à l’honneur.

Festival Ag’na :  cinquième édition – pari gagné ! Photo Ag’na

Le Niana d’or et le prix Ali Farka Touré

Cette cinquième édition de ce festival hybride a été marquée par deux initiatives majeures. Elles concernent une cérémonie de récompense intitulée « Niana d’or » qui a eu lieu au Centre international de conférence de Bamako le 23 février dernier et le prix Ali Farka Touré, décerné au duo Amadou et Mariam, le 02 mars, avant leur prestation sur le site du festival, à Koulikoro.

La cérémonie des Niana a permis de récompenser les acteurs du cinéma malien qu’ils soient réalisateurs, scénaristes, cameramen, maquilleuses, monteurs, acteurs…ces personnes qui se battent afin que le cinéma malien aille de l’avant. Les trophées remis lors de cette cérémonie, fabriqués intégralement au Mali, ont été l’œuvre d’artisans locaux. « En tant qu’organisateur des Niana d’or, nous avons placé la cérémonie comme toutes actions du festival, dans le cadre de la création d’une économie culturelle locale » explique Djenebou Sidibé, Directrice de programme et Chargée de communication, à Groupe Walaha.

Festival Ag’na :  cinquième édition – pari gagné ! Photo Ag’na

Le prix Ali Farka Touré, du nom de ce grand guitariste malien fait également partie des innovations de cette année. Ce prix, chaque année, dorénavant, récompensera un artiste ou un groupe d’artistes pour l’ensemble de son œuvre. Le groupe, Amadou et Mariam, pour cette première édition, s’est vu honoré. Il l’a reçu des mains du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo.

« La culture a un rôle fondamental à jouer dans la construction et la consolidation d’une paix durable au Mali mais également un rôle éminemment important dans le développement social, culturel et économique de notre pays à un moment ou la dynamique nationale est orientée vers la refondation », a expliqué le ministre de la Culture, de l’Artisanat, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme.

Festival Ag’na :  cinquième édition – pari gagné ! Photo Ag’na

Le festival, selon lui, est une initiative essentielle dans le processus de développement de la ville de Koulikoro. Une idée renforcée par le 3eme adjoint au maire de la commune urbaine de Koulikoro, M. Ali Moussa Tamboura : « Le festival Ag’na constitue une excellente opportunité pour découvrir le potentiel de Koulikoro afin de pouvoir le valoriser », a-t-il déclaré.

Issouf Koné

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